(AOF) - Les marchés européens sont attendus à proximité de l'équilibre, avec un biais positif. Ce matin, les places asiatiques étaient en légère baisse. Au chapitre économique, les investisseurs seront attentifs à l'indice IFO du climat des affaires en Allemagne à 10 heures. A Paris, de nombreuses sociétés ont présenté leurs résultats 2011. Le secteur bancaire devrait en particulier être actif après l'annonce par Crédit Agricole de résultats inférieurs aux attentes et de pertes abyssales par Dexia. En revanche, Natixis a présenté une performance meilleure que prévu.
L'analyse technique du CAC 40
Du point de vue de l'analyse technique, le bureau DayByD ay constate la formation d'une bougie noire quasiment sans mèche qui a clôturé juste au-dessus du support à 3445 points. La réintégration de ce soutien mettrait à mal l'hypothèse haussière sur l'indice CAC 40 mais il faudrait une clôture sous le niveau pour repousser cette anticipation. Dans l'attente, les analystes de DayByDay conservent un biais haussier.
Les valeurs à suivre
DEXIA
Dexia a annoncé ce matin une perte nette de 11,6 milliards d'euros en 2011, à comparer avec un bénéfice de 763 millions d'euros en 2010. Ces pertes trouvent leur origine dans la vente de Dexia Banque Belgique (4 milliards), la décote sur les titres souverains grecs et assimilés portée à 75 % (3,4 milliards), les coût des cessions d'actifs y compris les Financial Products (2,6 milliards) et la vente de Dexia Municipal Agency (984 millions). Ces opérations ont permis à l'établissement de réduire son bilan de 154 milliards à 413 milliards d'euros.
GROUPE GEORGE
Groupe George a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires en hausse de 17,6% (+16% à périmètre constant) à 228 millions d'euros. Au quatrième trimestre, le groupe industriel a enregistré un chiffre d'affaires de 75,8 millions, en progression de 22,1% (+16,9% à périmètre constant). Ce chiffre est le plus élevé jamais réalisé par le groupe sur un trimestre. Il bénéficie de la bonne marche de l'ensemble des trois pôles (Projets et Services Industriels, Protection en Milieux Nucléaires, Systèmes Intelligents de Sûreté) qui ont affiché des croissances significatives malgré un effet de base défavorable.
PCAS
PCAS, groupe de chimie fine, a publié ce mercredi un résultat net annuel de -2,8 millions d'euros affecté par une dépréciation exceptionnelle d'impôts différés actifs de 3 millions d'euros (sans impact sur la trésorerie), consécutive aux effets de la loi de finance rectificative française pour 2011 relative aux conditions d'utilisation future des déficits reportables. En dehors de cet élément exceptionnel, le résultat net ressort à 0,2 million d'euro contre -4 millions en 2010. Le résultat opérationnel courant, lui, a progressé de 60% à 5,4 millions d'euros en 2011.
VALLOUREC
Vallourec a réalisé en 2011 un résultat net part du groupe en repli de 1% à 402 millions d'euros. Le résultat brut d'exploitation affiche une progression de 2% à 940 millions, pour représenter 17,7% du chiffre d'affaires contre 20,6% en 2010. Le chiffre d'affaires a progressé de 18% à 5,296 milliards tandis que la production expédiée a augmenté de 19% à 1,888 million de tonnes. Au quatrième trimestre, le bénéfice net part du groupe ressort à 117 millions, en hausse de 9%. Le résultat brut d'exploitation a reculé de 3% à 254 millions pour un chiffre d'affaires de 1,55 milliard, en hausse de 19%
Les chiffres macroéconomiques
Aujourd'hui, les investisseurs attendent l'indice IFO du climat des affaires en Allemagne pour février à 10 heures.
Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage seront publiées à 14h30 et l'indice FHFA des prix immobiliers pour décembre à 16 heures.
Ce matin, l'euro est en légère hausse face au dollar et cote 1,3273.
Hier à Paris
Après les prises de bénéfices enregistrées mardi, les marchés actions européens ont connu aujourd'hui une nouvelle séance de baisse. Les investisseurs continuent à s'interroger sur la capacité de la Grèce à mettre en place les mesures d'austérité requises par les autorités européennes en échange du nouveau plan d'aide annoncé en début de semaine. Sur le plan macro-économique, l'activité manufacturière a déçu en Europe, avec le repli inattendu de l'indice PMI composite. Les indices CAC 40 et Eurotop 100 se sont repliés respectivement de 0,52% à 3 447,37 points et de 0,84% à 2 242,47 points.
Hier à Wall Street
Wall Street a terminé la séance de mercredi dans le rouge, sanctionné par des indicateurs économiques mitigés en Europe et en Chine et les inquiétudes persistantes sur le sort de la Grèce. Sur le plan de l'analyse technique, l'indice S&P 500 continue de se heurter à une importante résistance à 1 360 points. Sur le front des valeurs, les résultats et perspectives décevants de Dell ont incité les opérateurs à prendre une partie de leurs bénéfices. Les indices Dow Jones et Nasdaq composite ont terminé la séance respectivement en repli de 0,21 % à 12 938,67 points et de 0,52 % à 2933 points.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
Tier 1 / Tier 2 : Depuis 1988, on distingue pour les banques deux grandes catégories de fonds propres, le tier 1 et tier 2, classés en fonction du type de risque qu'ils peuvent compenser pour calculer le ratio de solvabilité de la banque. Le tier 1 concerne les fonds propres dits de base, (actions ordinaires et certificats d'investissement, intérêts minoritaires.), le tier 2 désignant les fonds propres complémentaires (plus values latentes, provisions, titres participatifs.). Il existe également un tier 3, pour les fonds propres de troisième catégorie, qui couvrent les risques de marché. La définition généralement acceptée est celle du Comité de Bâle pour la surveillance bancaire, institution créée par les différentes banques centrales dans le dessein d'harmoniser les méthodes d'analyse et d'internationaliser les normes bancaires.
Climat des affaires dans l'industrie (Indice de la Banque de France) : cet indicateur mensuel résume le jugement des industriels français sur la situation conjoncturelle. Plus il est élevé et plus l'appréciation des industriels est favorable. Sa moyenne de long terme est de 100.
L'institution financière interroge les industriels sur l'évolution de la production par rapport au mois précédent, la production pour les prochains mois, l'évolution des commandes par rapport au mois précédent, le niveau du carnet de commandes, le niveau des stocks de produits finis, le taux d'utilisation des capacités de production et l'évolution des effectifs.
PIB (Produit Intérieur Brut) : Valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur des limites géographiques d'un pays ou d'un territoire au cours d'une période donnée.
Directeurs d'achat (indice des) : cette statistique reflète la confiance des directeurs d'achat. Elle est disponible pour le secteur manufacturier et pour celui des services. Un indice supérieur à 50 signale une expansion de l'activité dans un secteur et un indice inférieur, une contraction. Plus cet indicateur s'éloigne des 50 et plus le rythme d'expansion ou de contraction de l'activité est important.
L'indice composite qui regroupe l'indicateur pour le secteur manufacturier et celui des services est très utile pour prévoir les évolutions du PIB à court terme. Il est considéré comme l'un des indicateurs économiques les plus pertinents.
L'indice manufacturier comprend principalement les composantes production, commande et emploi. La statistique pour les services comprend notamment l'activité en cours, les anticipations d'activité, les prix des intrants et l'emploi.
Production industrielle : il s'agit d'un indice qui mesure les quantités produites dans les entreprises qui exercent leur activité dans des usines, des chantiers, des carrières et des mines. Les secteurs primaire (agriculture, pêche et sylviculture) et tertiaire (transports, commerces, services et administrations) ne sont pas pris en compte. En France, la production industrielle représente 20% du PIB. La production manufacturière correspond à la production industrielle, hors énergie, mais comprend les industries agroalimentaires.
Inflation : L'inflation est la hausse du niveau général d es prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d'achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l'Indice des prix à la consommation (IPC).
D'une manière générale, une forte inflation profite au débiteur, tandis que le créditeur en pâtit. Pour jauger l'inflation, les banques centrales s'intéressent à l'indice des prix à la consommation sous-jacent, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. On parle alors d'indice des prix à la consommation «core». La Fed privilégie l'indice PCE «core» qui mesure l'évolution des prix liés à la consommation des ménages. Le niveau d'inflation considéré comme acceptable par la BCE est de 2 % l'an.
Indice de la Fed de Philadelphie : il s'agit de l'un des premiers indices d'activité régionale publiés chaque mois pour le secteur manufacturier. Un indice supérieur à 0 signale une expansion du secteur et inversement. Son intérêt pour les investisseurs est relativement limité en raison de sa forte volatilité.
Le secteur manufacturier de la région de Philadelphie est relativement similaire à celui de l'ensemble des Etats-Unis. 250 entreprises sont interrogées sur leur activité actuelle (emploi, commandes, livraisons,...) et sur leurs perspectives à six mois. |